23.03.2010

Jean-François Gendebien, réunioniste en 1830 !

 En ce mois de Mars, nous fêtons le 172 ème anniversaire de la mort de Jean-François Gendebien

 

 

Député au Corps législatif de l'au XII à 1813, né à Givet (Ardennos) le 21 février 1753, mort à Mons (Belgique) le 4 mars 1838, fils de M. Jean-Joseph Gendebien, avocat, greffier de la prévôté royale d'Agimont, et de demoiselle Marie-Louise Sébastien se destina de bonne heure au barreau, et, après de brillantes études à Liège, à Louvain, à Vienne et à Paris, vint se fixer à Mons en qualité d'avocat au conseil souverain du Hainaut (1779). Plus tard il fut pensionnaire de la ville et attaché à la direction des affaires de la maison d'Arenberg. Nommé, en 1784, greftier échevinal du magistrat de Mons, il se vit destituer par le gouvernement autrichien, qui le retint même quelque temps comme otage à Bruxelles. La révolution brabançonne rendit Gondebien à la liberté et lui valut d'être appelé par les Etats du Hainaut au congrès des provinces belgiques unies (1790). Il présida souvent cette assemblée. Gendebien fut un des membres de la commission chargée de négocier à la Haye la réconciliation avec l'Autriche. Devenu, sous la domination française, membre du conseil général du département de Jemmapes, il fut élu, après le 18 brumaire, par le Sénat conservateur (27 brumaire an XII) député de ce département au Corps législatif impérial, obtint le renouvellement de ce mandat le 2 mai 1809 et siégea jusqu'en 1813. Il prit une part assez importante à la rédaction de la loi de 1810 sur les mines. chevalier de la Légion d'honneur.

 

Ardent adversaire de la. Suprématie hollandaise, il aurait voulu tirer parti de la révolution française de juillet pour secouer le joug. Il a avoué qu'il était alors réunioniste et qu'il le resta jusqu'au moment où le gouvernement provisoire, victorieux, proclama l'indépendance de la Belgique. «  J'ai vu dans la révolution de juillet, - a-t-il dit, l'aurore de notre délivrance… Dès le 2 ou le 3 août, j'ai espéré, désiré la réunion de la Belgique à la France, comme le seul moyen de nous débarrasser du joug du roi Guillaume...

 

En octobre 1830, il devient membre de la « Société de la Constitution » à Mons et il fut nommé président du Tribunal de première instance par le Gouvernement provisoire. Les col­lèges électoraux tant des patriotes que des réunionistes le présentèrent comme candidat au Congrès National. Il fut élu et présida, en tant que doyen d'âge la première assemblée le 10 novembre 1830. Gende­bien n'était pas d'avis de donner la priorité à la discussion sur l'exclusion de la famille Orange­Nassau du trône de Belgique, mais il était bien d'accord sur l'exclusion même. Il s'opposa au bicaméralisme ; il préconisa l'élection du duc de Nemours comme roi et celle de Surlet de Cho­kier comme régent (février 1831).

 

La carrière politique de Gendebien prit fin avec la dissolution du Congrès National. Il resta membre du Conseil communal et président du Tribunal de Mons jusqu'à son décès. Jusqu'en 1834, il dirigea le Comité de secours des réfu­giés politiques et, depuis 1835, il se retira progressivement des affaires.