15.01.2012

7OO commissions en Belgique…qui n’a pas la sienne ?

 

 

Je me suis souvent posé la question de savoir combien il y avait de commissions dans ce pays ? La réponse vient de m’être donnée par le député Ben Weyts qui a récemment donné un coup de pied dans la fourmilière…

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(Extrait du Vif l’express de cette semaine)

 

Weyts s’applique à exhumer du seul niveau fédéral pas moins de 600 commissions consultatives, conseils de gestion, comités de concertation en tout genre. Cette foule d’instances mobiliserait quelques 12000 personnes d’après Weyts !

 

Plus il creuse et croise les données, plus il tombe sur de nouveaux gisements, plus il sort de « nouveaux cadavres du placard » qui ne lui avaient pas été déclarés, bilan 106 instances d’avais supplémentaires sont déterrées…le compteur du député s’affole  «  j’en suis à une liste de 700 organes d’avis »

 

Milquet qui était chargée de l’égalité des chances tient un record, pas moins de 300 conseils tomberaient sous l’application de le loi visant à promouvoir la présence équilibrée d’hommes et de femmes à dû confesser cette dernière.

 

Qu’à cela ne tienne : Une commission d’avis pour la présence équilibrée d’hommes et de femmes dans les organes consultatif a été créée !

 

Le drame dans tout cela est que l’OCDE vient de donner raison à Ben Weyts.

 

C’est Vincent Van Quickeborne (ministre chargé de la Simplification sous Leterme II) qui tient le pompon, en effet il a réussi à créer un comité de coordination de statistique, qui se retrouve en concurrence avec le conseil supérieur de statistique et un comité de surveillance statistique…

 

Le pire est qu’aucun contrôle n’est effectué sur ces organes !

 

Inge Vervotte déclarait même ; « Le fonctionnement de ses instances n’est pas évalué et, comme des dysfonctionnements n’ont pas été constatés à ce jour, il n’est point envisagé de les évaluer »…édifiant non ?

 

La suite dans le Vif l’Express

 

14:34 Écrit par Alain Radart | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.10.2011

Paul-Henry Gendebien analyse la situation politique !

Analyse de l’actualité par Paul-Henry Gendebien, co-président du R.W.F.

 

La sixième réforme de l’Etat : une étape supplémentaire dans la marche vers la dislocation de la Belgique.

1. Une euphorie indécente encouragée par les médias francophones

A l’issue (provisoire) des négociations institutionnelles pour une sixième « réforme de l’État », les chefs des partis francophones se sont laissé aller à une euphorie frôlant parfois l’hystérie.
A la limite, on n’était guère éloigné de certaines formules telles q : « Vive le nouveau Royaume de Belgique de mille ans ! »
Inutile de dire que les médias applaudissaient avec un enthousiasme juvénile et sans la moindre prudence, alors même qu’ils ne disposaient pas encore des textes officiels de l’accord… Le moment est venu de s’interroger : pourquoi les francophones ont-ils capitulé ?
Première explication : la nouvelle génération politique wallo-bruxienne est aveugle et sourde. Elle a tout oublié et n’a rien retenu de l’histoire politique du dernier demi-siècle. L’une de ces leçons consiste à dire que le prix payé par les Wallons et les Bruxellois pour tenter d’obtenir une paix durable n’a jamais produit l’apaisement escompté. Chaque fois, on a repayé le véhicule d’occasion qui ne cessait de retomber en panne. Chaque fois, on a aiguisé l’appétit du mouvement flamand dont on sait bien qu’il ne sera rassasié que le jour du décès final de l’État belge. Entre-temps, la Flandre en demande et en redemandera toujours plus.

Deuxième explication : les chefs de partis francophones, qui se nourrissent du régime, ne sont pas totalement dupes, mais ils ont choisi délibérément de cacher la vérité à leurs électeurs, voire de carrément leur mentir.
Dans les deux hypothèses, les Di Rupo, Milquet, Michel et Javaux (avec leur parti unique PSCDHMRE) jouent les apprentis sorciers et nous préparent des lendemains qui ne chanteront pas.

2. Contrairement à ce qu’on a pu lire dans certaines gazettes fascinées par le « magicien Elio », la paix communautaire n’est nullement garantie.

On a tenté de faire accroire aux braves gens que la Belgique était sauvée. Rien n’est plus faux ! Les vieux partis, usés jusqu’à la corde, à bout de souffle, tout à la fois sordidement complices et mortellement rivaux, ont essayé de construire une sixième réforme de l’État sur trois paris, c’est-à-dire sur des fondations qui ne résisteront pas à de futures secousses dans le sol communautaire. Ces trois paris, aussi hasardeux qu’une roulette de casino, seront perdus. Autant s’en aviser dès aujourd’hui.

Premier pari des négociateurs francophones : la N-VA va commencer à régresser parce qu’elle a mangé son pain blanc

Illusion naïve ! Nous savons bien qu’à force de vouloir diaboliser la N-VA à tout prix (après voir négocié avec elle pendant un an), on prend ses désirs pour la réalité. Et en faisant de la morale avant de faire de la politique, on s’expose à sous-estimer les rapports de force et les tendances longues. En vérité, la N-VA, quel que soit le jugement porté sur ce parti, est plus que jamais en phase avec l’opinion flamande. Aux prochains scrutins, il n’est pas du tout exclu que la N-VA frise ou même dépasse les 40% des suffrages. Pour les élections communales d’Anvers, le CD&V n’est crédité que de 4% (vous avez bien lu !) des intentions de vote…
C’est là un indice éloquent des mouvements de fond qui agitent la Flandre profonde. Autant le savoir : les nationalistes (qui donnent un visage avenant un peu à la façon d’un Jordi Pujol), le leader catalan de Convergencia y Union, seront très probablement en mesure de diriger le gouvernement régional flamand au printemps 2014.
En tout état de cause, la puissance du séparatisme flamand – qui a essaimé dans la totalité des partis – reste et restera intacte. Elle grandira encore, quand se manifestera la frustration qu’inspirent les nouvelles réformes. Celles-ci, même si elles vont largement dans le sens des exigences de la Flandre, sont loin de répondre à la « révolution copernicienne » attendue.
Mais il n’y a pas que l’institutionnel ! On verra bientôt que les crises cumulées – monétaire, financière, budgétaire – que connaît l’Europe, n’ont pas fini de frapper durement. Elles n’épargneront pas la Belgique. L’État belge (et avec lui la Région flamande qui en subira les conséquences) pourrait bien rester dans le collimateur des agences de notation et des marchés. Les opérations chirurgicales (budgétaire et fiscale), que devra consentir un gouvernement Di Rupo, seront interprétées en Flandre comme une preuve complémentaire de l’impuissance congénitale et fatale de l’État belge, même s’il est en voie d’être réformé. Les séparatistes en tireront argument pour accélérer la transformation de la nation flamande en État.
Dans les mois à venir et dans les toutes prochaines années, les crises de l’euro et de l’Europe seront systémiques : elles ne ressouderont pas la Flandre à un État belge de plus en plus faible. Au contraire ! elles éloigneront la Flandre de la Belgique.
C’est donc un mensonge d’État que d’affirmer qu’on serait en face d’une « nouvelle Belgique » et que la sixième réforme institutionnelle en 40 ans sera la « der des der ».

Deuxième pari des négociateurs francophones : la paix communautaire est garantie pour 10 ans

Encore une illusion, encore une tromperie diffusée en direction de ceux qui désirent être trompés.
Chacun devrait pourtant le savoir : les accords, notamment en ce qui concerne le régime des facilités, la nomination des bourgmestres en périphérie bruxelloise, la loi de financement, sont truffés de pièges et d’embrouilles susceptibles d’enrayer à nouveau, et gravement, la mécanique fédérale. On le verra sûrement dans le contexte des prochaines élections communales de 2012.
Une fois de plus, la Flandre a obtenu beaucoup, mais pas assez à ses yeux. Une nouvelle « réforme » sera exigée à court terme, et au plus tard à l’approche des scrutins de 2014, fédéral et régional. C’est-à-dire demain.

Troisième pari : la Wallonie va se redresser dans les 10 ans et sera donc capable de se passer des transferts flamands et de s’assumer

L’ambition est noble, mais rien n’indique, à l’heure présente, que la structure économique wallonne évoluera plus vite dans les 2 prochaines années que pendant les 30 années qui viennent de s’écouler. Le pouvoir wallon pourra-t-il accomplir en 10 ans ce qu’il n’a pas pu ou pas voulu accomplir en 30 ans ?
La Wallonie, malgré des progrès sectoriels ou locaux enregistrés ici et là, demeure soumise à des handicaps structurels lourds : faiblesse de son secteur industriel, absence d’un vrai pôle de développement endogène, proportion élevée d’emplois publics et/ou subsidiés, taux d’activité notoirement insuffisant dans la tranche d’âge des plus de 50 ans… Il y a là autant de lacunes graves.
Sans compter les dysfonctionnements engendrés par la politisation à outrance de l’administration régionale et communautaire et des instruments d’animation économique qui quadrillent l’espace wallon.
Et les retards accumulés pendant les années de vaches grasses, c’est-à-dire de bonne conjoncture. Dorénavant, la basse conjoncture internationale et les désordres européens rendront encore plus périlleuse et plus aléatoire une éventuelle marche en avant de l’économie wallonne.
L’austérité que M. Di Rupo tentera d’imposer à M. Demotte et à son gouvernement wallon n’améliorera pas le climat des affaires et ne favorisera ni la relance de la confiance des opérateurs et des consommateurs ni celle des investisseurs.
Les nécessaires évolutions structurelles de l’économie wallonne ne se produisent, par conséquent, qu’à un rythme trop lent pour devancer l’impatience flamande et prévenir les effets de la fin annoncée de la solidarité interrégionale et d’une austérité excessive qui conduirait à la décroissance.

3. Il faut le souligner : quoi qu’en disent les propagandistes de la belgitude, celle-ci ne ressortira pas du tombeau.

Pour autant qu’ils soient effectivement votés par le Parlement fédéral, les accords institutionnels ne sont pas de nature à réguler les relations entre Flandre et Wallonie.
Les accords n’ont rien d’historique. On s’en apercevra bientôt. Comme on l’a vu depuis 50 ans, ils ne sont que le fruit provisoire d’une addition de mécontentements respectifs. Ils ne sont pas équilibrés car la plus grande partie des « avancées » tombent dans l’escarcelle flamande.
Il est absurde de considérer que la nouvelle réforme de l’État serait bonne « parce que la N-VA et le FDF ne l’apprécient pas ». Rappelons qu’en 1978, on faisait une analyse inverse !
C’était l’époque du Pacte d’Egmont dont les vertus tenaient au fait que la Volksunie et le FDF l’avaient soutenu conjointement…
En réalité, les quatre partis traditionnels francophones ont signé des accords partiels – qui en appellent d’autres – avec des partis flamands minoritaires tétanisés par la concurrence de la N-VA.
Di Rupo et ses associés ont beaucoup donné, en termes de concessions, à une Flandre représentée, en apparence, par des partis « modérés ». Ils n’en seront pas récompensés. Car il n’y a que des partis flamands. Ce qui est vrai, c’est que le formateur, dans l’espoir de devenir Premier ministre, a payé un prix élevé au mouvement flamand. Les partis wallons et bruxellois, comme en 2001 à l’occasion du calamiteux pacte du Lambermont, ont abandonné des positions politiques contre de l’argent. Normal : les francophones n’ont pas de stratégie digne de ce nom. Pendant des années, ils se sont déclarés « demandeurs de rien » ! Il n’est pas surprenant, dès lors, qu’ils n’aient pas obtenu grand-chose… Pour faire bonne figure, ils font donc mine de s’en contenter et de dire merci aux négociateurs flamands. Hélas pour M. Di Rupo, il n’a pas inventé la machine à remonter le temps et il n’inversera pas le trajet du Titanic belge qui vogue insouciant  vers le naufrage.
Le drame de M. Di Rupo, ce pacifiste naïf, c’est qu’il n’a pas de véritable vision nationale (que celle-ci soit belge ou wallonne…) ni même tout simplement étatique. Il n’a que des intérêts immédiats à défendre, plutôt que les principes. D’où la fragilité de sa position.

4. La sixième réforme de l’État n’est qu’un pas de plus accompli dans la direction d’une partition de la Belgique

Comme l’a écrit avec pertinence le journaliste français Jean Quatremer, la réforme concoctée par « la bande des huit » conduira à la dislocation ultime.
Comme les cinq réformes précédentes.
Avec une autonomie fiscale pour les régions de près de 11 milliards d’euros, avec des transferts de compétences évalués à 17 milliards, on voit bien que le saucissonnage de l’État fédéral se poursuit allègrement. L’atelier de découpe belgo-flamand va de nouveau besogner avec ardeur.
Dans le même temps, on pressent la résurgence de conflits qui n’ont pas vraiment été gommés. C’est inévitable.
En effet :

  • BHV est scindé sans contrepartie réelle, sinon un peu d’argent concédé sans conditions.

  • Les circulaires Peters & Cie sont officiellement entérinées par le camp francophone.

  • Les trois bourgmestres ne sont pas nommés et les procédures de nomination et de recours sont incertaines.

  • Il n’y a pas d’élargissement de la Région de Bruxelles-Capitale et surtout il n’y aura pas de continuité territoriale entre la Wallonie et Bruxelles.

  • La Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des minorités ne sera pas ratifiée.

  • La loi de financement des Communautés et Régions est farcie d’ambiguïtés et d’aléas. Les Francophones ont déjà été roulés dans la farine, à cet égard, en 1988 et 2001. Ils le seront à nouveau, à terme. La Wallonie sera perdante sauf redressement exceptionnel et miraculeux dans le bref délai d’une décennie, en pleine tourmente internationale.

  • Les moyens attribués aux Régions en liaison avec les transferts de compétences seront réduits à un pourcentage estimé entre 80 et 90% des crédits actuellement affectés aux dites compétences. Un douloureux manque à gagner s’annonce…

  • Les Régions – mais aujourd’hui la Flandre fait savoir qu’elle s’y refusera – seront invitées à participer à l’effort fédéral d’assainissement budgétaire exigé par l’Europe. A l’heure où on écrit ces lignes, le volume des contributions régionales n’est pas déterminé, ce qui devrait relativiser encore davantage l’euphorie de façade.

  • Les distorsions et les concurrences fiscales et sociales entre régions sont permises, pour ne pas dire encouragées. Ceci va à rebours de ce que souhaite l’Europe dans la pratique des États membres… Chez nous, la part régionale de l’IPP (Impôt des Personnes physiques), soit environ 30%, sera soumise à des écarts croissants d’une région à l’autre. Quant aux matières sociales, on commence à les dépecer, notamment en ce qui concerne les soins de santé, les maisons de repos, l’emploi, les allocations familiales, etc. Chacun peut deviner, sans aucun risque de se tromper, que la hauteur de des interventions dans ces matières sociales variera sous peu en fonction des décisions prises par les divers autorités régionales. A ce sujet, on a encore à l’oreille les mâles propos de Mme Milquet jurant qu’un enfant francophone serait toujours l’égal d’une enfant flamand. Encore une promesse qui s’est évaporée…

  • Le Sénat est transformé et abaissé au rôle d’une assemblée de deuxième catégorie. Il s’agira d’un Sénat des Communautés et non pas des Régions. Encore une défaite du mouvement wallon… Le nouveau Sénat ne sera pas paritaire, contrairement à la norme en vigueur dans la plupart des systèmes fédéraux. Il restera de surcroît soumis, comme la Chambre des députés, à la loi de la majorité flamande.

5. La Flandre n’a pas dit son dernier mot

Du côté flamand, les accords institutionnels seront vivement combattus par la N-VA et le Vlaams Belang. L’un des talons d’Achille du futur gouvernement Di Rupo – s’il se constitue – c’est le caractère minoritaire de son aile flamande. En effet, il n’y aura qu’une minorité d’élus flamands – 43 sur 88 – pour soutenir le gouvernement Di Rupo.
La mauvaise humeur provoquée par cette situation se transformera d’ici peu en sentiment de frustration du côté flamand. Sentiment que viendra renforcer la présence d’un « rouge wallon » (du point de vue flamand s’entend, car il est clair que M. Di Rupo est très peu socialiste et très peu wallon) au 16 rue de la Loi. A cet égard, il est possible qu’on assiste, dans le courant de 2012, à une « leburtonisation » de M. Di Rupo par la Flandre, un vocable qui rime richement avec carbonisation et qui fait allusion aux coups de poignard aimablement donnés par le CVP (l’ancêtre du CD&V) au dernier Premier ministre socialiste wallon, M. Edmond Leburton. C’était en 1973…
Aussi « l’état de grâce » du formateur pourrait-il être de courte durée. Comme le disait un observateur un brin cynique : après « l’état de grâce », « l’état de Grèce » ?
A cet égard, les récents et dramatiques dossiers Dexia et Arcelor Mittal, en attendant les suivants, sont des coups de semonce inquiétants par leur brutalité et leur sévérité.
Enfin, la détérioration rampante des finances publiques belges se poursuit, lourde d’incertitudes et de menaces dans le cadre d’une mondialisation incontrôlée. Ce qui ne signifie nullement que la Flandre laissera la Belgique en paix. Ce qui se passe aujourd’hui n’est qu’un sursis. Les Francophones n’ont obtenu de la Flandre que la cigarette du condamné.
Le fédéralisme belge est plus que jamais un fédéralisme de disjonction, ce soi-disant modèle d’une malheureuse Europe qui va elle-même à vau-l’eau.
Unis dans le même élan suspect, les partis et les médias ont dit aux Wallons et aux Bruxellois nostalgiques au sujet de l’ancienne Belgique :
« Votre pays sera guéri si on le découpe un peu plus ! Votre chère Belgique restera debout si on lui coupe une jambe et un bras ! En un mot, elle survivra si elle accepte de mourir un peu ! »
Encore une histoire surréaliste bien de chez nous…

6. En guise de conclusion (provisoire)

 Le R.W.F. avait prévu et annoncé l’hypothèse de la récente capitulation des partis francophones officiels. Une fois de plus, le R.W.F. est la seule force organisée et militante, en Wallonie comme à Bruxelles, capable à la fois d’analyser les mécanismes de notre colonisation par l’État belgo-flamand, et de proposer un projet cohérent, clair et intransigeant pour notre avenir ; c’est aussi la seule force qui aura construit une vision idéologique républicaine de l’État et de la société, capable de répondre aux incertitudes et aux désordres contemporains.
Le R.W.F. est la seule vraie opposition wallonne au système belge. Mais mieux encore ! Il représente surtout l’alternative wallonne pour demain et l’espérance wallonne. Il offre en outre aux Bruxellois une communauté de destin dans le cadre d’une République française ouverte sur l’Europe et sur le monde. Les échos positifs que nous recevons de nos sections d’arrondissement sont encourageantes. Les activités militantes, la préparation des élections provinciales, les adhésions nouvelles, tout cela démontre que nous restons droits et debout. Les accolades hypocrites des négociateurs n’empêcheront pas les bombes à retardement et à fragmentation d’exploser sous les pas des futurs ministres.
Pour le R.W.F., un seul mot d’ordre : il est impératif de rester mobilisé.

Dans l’obscurité qui persiste au-dessus de la Wallonie et de Bruxelles, le R.W.F. représente une lumière nécessaire et indispensable.

Paul-Henry Gendebien
co-président du R.W.F.

08.10.2011

Les francophones en flamand délit de soumission !

(Extrait du site de Jean Quatremer)

..."la Flandre gagne aussi une large autonomie fiscale (plus de 50 % des ressources fédérales, y compris une partie de la sécurité sociale) et évite que Bruxelles soit considérée comme une région à part entière afin de ménager une future revendication territoriale. Elle devrait aussi voir ses compétences largement élargies. En échange, et comme cela se passe depuis cinquante ans, les Francophones ont obtenu le maintien de l'essentiel des transferts financiers flamands: en clair, la Flandre achète le sud du pays.

Si côté flamand, on se réjouit quasi unanimement de la tournure des événements, même la N-VA ne parvenant pas vraiment à trouver d’angles d’attaques, il y a quelques remous côté francophone comme le montre la scission du MR, le parti libéral francophone, sa composante FDF (très sourcilleux sur la défense des Francophones), implantée à Bruxelles, ayant décidé de reprendre son autonomie. Mais ces manifestations de mauvaise humeur sont très limitées : la Flandre obtient tout ce qu’elle pouvait espérer sans scission, les Francophones sont soulagés d’avoir sauvé le pays et de continuer à bénéficier de l’argent flamand…

RTR2RHJ1_Comp La Belgique est-elle pour autant tirée d’affaire ? On peut très sérieusement en douter. La Flandre a toujours estimé que le fédéralisme est « évolutif », ce qui signifie que le dépouillement de l’État central doit continuer. Ainsi, pour tous les partis flamands, l’existence de communes « à facilités linguistiques » en Flandre ne peut être que provisoire et ils n’ont pas l’intention de renoncer à cette revendication. De même, pourquoi continuer à accepter des transferts financiers nord-sud pour l’éternité ? Pourquoi se contenter de récupérer seulement 50 % des ressources fiscales, alors que « ce que fait la Flandre, elle le fait mieux », comme le proclame la N-VA ? Toutes les futures revendications flamandes sont déjà inscrites dans l’agenda politique et aucune ne va vers davantage de Belgique : on sépare toujours davantage, on ne créait aucun liant, aucun vivre ensemble. Il est pas exemple frappant de voir qu’il n’est plus question de créer une « circonscription fédérale » qui permettrait à des politiques de se faire élire par les deux grandes communautés linguistiques.

En outre, la configuration politique actuelle est lourde de danger : l’opposition chez les Francophones se limite au seul FDF et chez les Néerlandophones à la N-VA et aux Vlaams Belang. Trois partis qui font des questions linguistiques leur miel et qui ne pourront que progresser lors des élections de 2014, le mécontentement profitant toujours à l’opposition. Autant dire que l’abdication des Francophones dans les négociations actuelles ne règle aucun des problèmes de fond et ne fait que prolonger l’existence d’une Belgique en phase terminale.  Comme le disait Winston Churchill au lendemain des accords de Munich : « You were given the choice between war and dishonour. You chose dishonour, and you will have war ». Des propos prophétiques qui peuvent être transposés à la Belgique : « vous avez choisi la soumission, vous aurez la scission ».

Rudy Demotte sur son mur Facebook en réaction à l'article de Quatremer...

" c'est vraiment honteux. Cet article est inqualifiable. Je laisse aux esprits nuancés le soin de se faire leur propre opinion. Et aux autres de se gaver des simplismes avec délectation"

Et oui Monsieur Demotte, il y a encore des journalistes qui ne sont pas à votre botte !

 

 

 

La suite sur le site "les coulisses de Bruxelles".

25.09.2011

Liste des compensations francophones de l'accord gouvernemental !

Je viens de recevoir la liste des compensations wallonnes arrachées de dure lutte grâce à Winny l’ourson(Charles), Dora(Laurette), Mickey(Joëlle) et Oui-Oui(Jean-Michel) !

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Liste des compensations francophones :

Le PS a obtenu que les flamands ne disent pas publiquement que ce sont les petits salaires Wallons qui vont trinquer !

Le MR a obtenu qu’on ne taxe pas les grosses fortunes, mais les petits salaires !

Le CDh a obtenu que l’on refasse les assises de l’interculturalité dans les 3 langues nationales !

Ecolo a obtenu que l’on rédige le texte « historique » de l’accord sur du papier recyclé !

Vraiment une belle avancée pour la Wallonie…

Un grand merci à nos négociateurs…

20.09.2011

A ceux qui n'aiment pas la France !

 

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 « Moi je veux rester Belge, Monsieur !  Moi  Français ? Jamais ! Qu’irions-nous faire en France ? J’ai horreur des Français et puis de toutes façons ils ne voudraient pas de nous !»

Ils sont nombreux ceux qui poussent des cris d’orfraie dès que la perspective d’une réunion de notre région à la France est évoquée. Tout mais pas ça ! 

Mais ce sont les mêmes qui, le soir devant la télé, regarderont avec intérêt le journal de TF1 ou de France 2 avant « Champs-Elysées » ou  « On n’est pas couchés ». Devant leur petit écran, ils seront en admiration devant Geluck, Poelvoorde ou Cécile de France qui ont réussi à Paris. Ils regarderont avec émotion l’évocation de la carrière de Brassens ou de Gainsbourg. Ils aimeront prendre parti  pour ou contre Zemmour qui en découd avec l’invité de Laurent Ruquier…

Mais ils n’aiment pas la France…

Ce sont les mêmes aussi qui partiront en vacances à l’île d’Oléron, à Perpignan, en Provence ou qui iront voir passer le Tour au col de la Madeleine et qui vous raconteront avec émerveillement leur séjour…

Mais ils n’aiment pas la France…

Ce sont les mêmes qui  recevront leurs convives au Champagne Laurent Perrier,  leur serviront du foie gras du Périgord, leur feront découvrir un Haut Médoc qu’ils ont ramené de leur séjour dans le bordelais et finiront la soirée devant un verre de Calvados ou d’Armagnac…

Mais ils n’aiment pas la France…                 

Ce sont les mêmes qui vanteront les performances de leur nouvelle Citroën Picasso ou de leur 308 CC (montée sur pneus Michelin)  qu’ils auront assurée chez Axa (anciennement Royale Belge) , qu’ils auront financée chez BNP Paribas (anciennement Fortis) et avec laquelle ils iront faire le plein chez le garagiste du coin, celui qui avait une station Fina, depuis rachetée par Total…

Mais ils n’aiment pas la France…

Ce sont les mêmes qui  iront faire leurs courses chez Carrefour, ou à proximité, chez Intermarché où ils chercheront en vain des petits pois « Marie Thumas » devenus « Bonduelle » ! Ils paieront à la caisse avec des chèques-repas Sodexho puis emmèneront les enfants chez Quick (français depuis 2007), ils adorent ça les gosses…

Mais ils n’aiment pas la France…

Ce sont les mêmes qui, le week-end, s’offriront une  balade jusqu’à Maredsous pour aller y manger une délicieuse tartine de Fromage (groupe français Bel). Ils l’auront mérité ce moment de détente, après que  madame ait nettoyé les vitres (Saint Gobain) pendant que  monsieur étudiait les offres des fournisseurs d’électricité Electrabel (groupe Suez) ou Luminus (EDF).

Mais ils n’aiment pas la France…

Et pourtant… plus qu’hier et bien moins que demain, la Wallonie bat pavillon français

 

(Cet article est publié avec l'autorisation de son auteur Patrick B).

19:12 Écrit par Alain Radart | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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Bonjour Alain, 

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Je n'ai qu'une réponse ! Pour devenir un sous-homme ? Non merci !!!

18:41 Écrit par Alain Radart | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

18.09.2011

Manifestation du Rassemblement wallonie-France à Namur !

 

 

 Discours de Philippe Fery, directeur administratif de la régionale du RWF Namur lors de la manifestation aux fêtes de Wallonie à Namur:

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"Mes chers amis

 

Il y a dans ce pays une réalité anti-démocratique évidente. Quatre partis et pas un de plus ! On voudrait que nous n’existions pas ! Quatre partis qui négocient pour une Wallonie flamande avec Elio, le fou du roi, Charles, toujours extrêmement satisait, Jean-Mi qui est plus groen que vert, et Joëlle la poupée qui fait non mais qu’on a réparé et qui dit oui !

 

Mais en dépit de toutes les tentatives pour le museler, le Rassemblement Wallonie-France, premier parti d’opposition à la pensée unique belge, est plus fort que jamais  pour rappeler qu’il n’y a qu’une seule alternative crédible à cet Etat moribond : la réunion à la France ! Votre présence ici, aujourd’hui, à Namur, en atteste !

 

 

Même si nous sommes quasi volontairement ignorés, parfois même moqués, constatons cependant que le rattachement est de plus en plus souvent évoqué dans tous les milieux.

 

Ceci dit, dans ce pays où le pouvoir est confisqué, tout est fait pour interdire au bon peuple de réfléchir et de se poser les bonnes questions ! Le système l’a formaté dans une « logique » qui l’ empèche de se tourner vers une autre voie.

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Vous qui êtes ici, vous qui avez le courage et la volonté d’exprimer des idées différentes, vous allez dans quelques minutes défiler vers la place du Théâtre de Namur pour aller faire entendre votre voix à l’occasion de la réception officielle des Fêtes de Wallonie.

 

Pour les raisons que je viens d’évoquer, vous savez que nous n’avons pas que des partisans, loin s’en faut. Alors, défilons, chantons, manifestons , mais surtout, s’il vous plaît, dans le respect et la dignité. Ne répondons ni aux provocations, ni aux insultes, quelles qu’elles soient ni d’où qu’elles viennent!

 

Vous pouvez imaginer que tout débordement ferait la Une de la presse écrite et télévisée.

 

Alors, forçons le respect et montrons-nous fiers et dignes des idéaux que nous défendons et qui ont pour noms Liberté, Egalité et Fraternité.

 

 

Merci à vous tous, militants et sympathisants, pour le combat que vous menez chaque jour."

 

"Vive Namur, vive la République, Vive la Wallonie française".

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15:09 Écrit par Alain Radart | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook |